Comment se calcule le grossissement d'un télescope ?
La formule est très simple :
Grossissement = focale du télescope ÷ focale de l'oculaire
Par exemple, un télescope de 900 mm de focale équipé d'un oculaire de 10 mm donne un grossissement de 900 ÷ 10 = 90 fois (90×). En changeant d'oculaire, vous modifiez donc le grossissement : un oculaire de 25 mm donnera 36×, un oculaire de 6 mm donnera 150×.
C'est pour cela qu'un télescope est souvent livré avec plusieurs oculaires : chacun offre un grossissement différent.
Le grossissement maximum utile
On ne peut pas grossir à l'infini. Le grossissement maximum utile d'un télescope correspond à environ 2 fois son diamètre en millimètres.
- Un télescope de 114 mm : grossissement max ≈ 228×
- Un télescope de 200 mm : grossissement max ≈ 400×
Au-delà, l'image devient sombre et floue : c'est le « grossissement à vide ». Méfiez-vous des boîtes affichant « 600× » sur un petit instrument, c'est un argument marketing trompeur.
Quel grossissement pour quoi observer ?
À chaque cible son grossissement idéal :
- Faible (30× à 50×) : amas d'étoiles, grandes nébuleuses, repérage du ciel.
- Moyen (80× à 150×) : la Lune, Jupiter, Saturne et ses anneaux.
- Fort (150× à 250×) : détails planétaires et étoiles doubles, uniquement par nuit très stable.
Un bon jeu de 2 à 3 oculaires bien choisis couvre l'essentiel des observations.
Conclusion
Conclusion : le grossissement d'un télescope se calcule en divisant la focale de l'instrument par celle de l'oculaire, sans jamais dépasser environ 2 fois le diamètre. Plutôt que de chercher le grossissement le plus élevé, investissez dans de bons oculaires adaptés à vos cibles : c'est le secret d'images nettes et agréables.