Livraison en France · Expédition sous 1 à 3 j ouvrés, puis 6 à 9 jours de livraison · Service client à votre écoute

Panier

Votre panier est vide pour le moment.

Les articles que vous ajoutez apparaîtront ici.

Les résultats de recherche s’afficheront ici

Commencez à saisir du texte dans le champ ci-dessus.

Quel télescope pour voir les planètes selon ce que vous voulez voir

<p>C'est la question la plus fréquente avant un premier achat, et la réponse habituelle est décourageante : on vous parle de Dobson de 250 mm et de Schmidt-Cassegrain à quatre chiffres. C'est vrai si vous cherchez le maximum de détail. Ce n'est pas vrai si votre question est en réalité : est-ce que je vais voir les anneaux de Saturne ?</p><p>Les planètes ont une particularité que les autres cibles du ciel n'ont pas : elles sont brillantes. Là où une galaxie exige de la surface collectrice, une planète exige surtout de la qualité optique, du grossissement propre et une atmosphère calme. C'est pour cette raison qu'un instrument modeste peut donner une image planétaire très satisfaisante, alors qu'il ne montrera presque rien du ciel profond. Voyons donc ce que chaque tranche de diamètre donne vraiment.</p>

Ce que vous verrez, diamètre par diamètre

Les descriptions qui suivent correspondent à une nuit correcte, avec un instrument bien mis en température et un grossissement adapté.

De 60 à 90 mm

Saturne montre ses anneaux nettement séparés du globe, et c'est déjà le choc que tout le monde raconte. Jupiter montre son disque aplati, ses deux bandes nuageuses principales et ses quatre gros satellites alignés, dont la position change d'une soirée à l'autre. Vénus montre ses phases, comme un petit quartier de Lune. Mars reste une petite bille orangée, avec la calotte polaire visible seulement dans de bonnes conditions et près des oppositions. La Lune, elle, est spectaculaire dès ce diamètre.

De 100 à 130 mm

Le saut est net sur Jupiter : d'autres bandes apparaissent, la Grande Tache Rouge devient perceptible quand elle est du bon côté. Sur Saturne, la division de Cassini dans les anneaux devient accessible les meilleures nuits. Mars laisse voir quelques taches sombres. C'est un excellent compromis entre ce que l'on voit et ce que l'on transporte.

200 mm et au-delà

C'est le territoire des détails fins, des festons dans les bandes de Jupiter, des nuances sur Mars. C'est aussi le territoire du poids, du volume et du temps de mise en température. Et c'est là que le facteur suivant devient dominant.

Le facteur qui vous limitera avant le diamètre

Il s'appelle la turbulence atmosphérique, ou seeing. C'est l'agitation de l'air au-dessus de vous, et elle brouille l'image indépendamment de votre matériel.

En pratique, beaucoup de nuits en France ne permettent pas de dépasser 150 à 200 fois de grossissement utile, quel que soit l'instrument. Autrement dit, un 200 mm et un 114 mm peuvent donner la même image un soir de mauvaise turbulence. C'est ce qui explique une observation contre-intuitive mais bien connue des amateurs : le gain réel d'un gros diamètre sur les planètes se matérialise sur un petit nombre de nuits par an, celles où l'air est vraiment stable.

Ce que vous pouvez contrôler

Observez une planète haute dans le ciel plutôt que basse sur l'horizon : plus elle est basse, plus la lumière traverse d'atmosphère. Évitez de pointer par-dessus un toit ou une terrasse en béton, qui relâchent la chaleur accumulée dans la journée. Sortez l'instrument trente minutes avant d'observer pour qu'il se mette à la température extérieure : un tube plus chaud que l'air crée sa propre turbulence à l'intérieur. Et privilégiez la fin de nuit, quand le sol a fini de refroidir.

Le grossissement raisonnable

La limite théorique tourne autour de deux fois le diamètre en millimètres, mais la turbulence vous arrête souvent avant. Pour le planétaire, la plage la plus productive va de 100 à 200 fois. Le calcul complet est dans notre article sur le grossissement d'un télescope, et c'est aussi pour cette raison qu'une lentille de Barlow est l'accessoire planétaire le plus rentable : elle vous donne cette plage sans racheter d'oculaires.

Quel type d'instrument, et avec quoi l'utiliser

La lunette à longue focale

Pour le planétaire, une lunette de 70 à 90 mm avec un rapport f/D de 10 ou plus est un choix très cohérent : images contrastées, aucune collimation à refaire, mise en température rapide. C'est le meilleur rapport plaisir sur contrainte pour débuter sur les planètes. Nous détaillons le critère du f/D dans notre guide sur la lunette astronomique pour débutant.

Le télescope de type Newton

À budget égal, il offre plus de diamètre. En contrepartie, il demande une collimation à vérifier de temps en temps et un peu plus de temps de mise en température. À partir de 114 mm, il ouvre les détails décrits plus haut sur Jupiter et Saturne.

Les formules compactes à longue focale

Les Maksutov et Schmidt-Cassegrain sont réputés excellents en planétaire grâce à leur longue focale dans un tube court. Nous les avons décrits dans notre article sur le télescope Maksutov-Cassegrain. C'est un choix de deuxième instrument plus que de premier, pour une question de budget.

Les trois accessoires qui changent vraiment le planétaire

Un oculaire de courte focale de bonne qualité, ou une Barlow, pour atteindre la plage de 100 à 200 fois. Un filtre lunaire si vous observez souvent la Lune, dont l'éclat est éblouissant à fort grossissement. Et surtout une monture stable : à 150 fois, le moindre effleurement fait sortir la planète du champ, et une monture qui vibre rend l'observation planétaire pénible bien avant que l'optique ne soit en cause.

Le critère à ignorer

Le mot puissant sur un emballage, et les grossissements à trois chiffres annoncés en gros. Un instrument de 70 mm qui annonce 525 fois annonce quelque chose que la physique lui interdit de tenir. Regardez le diamètre, la focale et la monture, jamais le chiffre marketing.

Conclusion

La réponse courte : pour voir les anneaux de Saturne et les bandes de Jupiter, 70 à 90 mm suffisent, et c'est déjà une belle expérience. Pour aller chercher la division de Cassini et la Grande Tache Rouge, visez 100 à 130 mm. Au-dessus, vous gagnez des détails fins que seules les nuits calmes vous laisseront voir. Dans tous les cas, une monture stable et une demi-heure de mise en température amélioreront vos images plus sûrement que trente millimètres de diamètre en plus.

Étiquettes : planètes choisir un télescope Saturne Jupiter turbulence guide d'achat